Pépites de sagesse

Polygamie – Un chrétien peut-il prendre une deuxième femme?

Écrit par Aisha B.

Voici une question que j’ai reçue plusieurs fois : un chrétien peut-il avoir deux femmes à la fois sous un toit ? Un chrétien peut-il prendre une deuxième femme ? Combien de femmes un homme a-t-il le droit de prendre ?

En gros, que dit la Bible concernant la polygamie ?

Certaines personnes s’appuient sur le modèle des hommes de Dieu de l’Ancien Testament pour dire que Dieu approuve la polygamie et que l’homme a le droit de prendre autant de femmes qu’il le souhaite.

Mais la Parole de Dieu nous montre que la volonté parfaite de Dieu est toute autre et on va voir quelques passages bibliques qui le confirment.

L’Eternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. […]  C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. (Genèse 2 :18, 24)

Il répondit : N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. (Matthieu 19 :4-6)

Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. (1 Corinthiens 7 :2)

Car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Eglise, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. (Ephésiens 5 :23)

Au commencement, lorsque Dieu établit toutes choses, Il crée un homme, et une femme (Genèse 2 :18,24). Dieu n’a créé qu’une seule femme à Adam et établit ainsi l’ordre divin, c’est-à-dire l’ordre dans lequel le mariage doit fonctionner : la monogamie. Le mariage selon Dieu se passe entre un homme et « une femme » ; et pas entre un homme et « des femmes » …

Ils sont une seule chair => Dieu n’a pas prévu de place pour une troisième personne dans l’union intime qui existe entre chaque homme et sa femme.

La première fois qu’un cas de polygamie est mentionné dans la Bible, c’est dans la descendance de Caïn, six générations après Adam (Genèse 4 :6). Lémec avait deux femmes. La polygamie se généralise ensuite au milieu des hommes de l’ancien testament. Et cela apporte énormément de problèmes. Voici quelques exemples bibliques :

  • Jacob et ses deux femmes, Léa et Rachel (Genèse 30)
  • Esaü et ses deux femmes hittites, Judith et Basmath, qui ont été un sujet d’amertume pour le coeur d’Isaac et de Rebecca. (Genèse 26 :33-34)
  • Elkana et ses deux femmes, Anne et Peninna. (1 Samuel 1 :1-5)
  • Salomon avec ses 700 femmes et 300 concubines qui ont causé sa chute. (1 Rois 11 :3)

Bien que les hommes se soient éloignés du plan initial, le Seigneur Jésus rappelle l’ordre divin en reprécisant le modèle donné par Dieu au commencement. (Matthieu 19 :4-6)

De plus, lorsque l’Apôtre Paul parle du mariage, il compare la relation entre l’homme et sa femme, avec la relation qui existe en Christ et l’Eglise qui est Son corps, encourageant les hommes à suivre le modèle de Christ.  (Ephésiens 5 :22-33) Christ n’a pas plusieurs corps. Il n’a qu’un seul corps, une seule Eglise. De même, les hommes, sous la nouvelle alliance sont appelés à avoir une seule femme.

Le plan de Dieu, c’est donc un homme, une femme, pour la vie. (Genèse 2 ; Matthieu 19)

Aucun endroit de la Bible ne décrit les bienfaits de la polygamie. Mais partout où on en parle, il y a des problèmes (conflits, envie, haine, jalousie…), que ce soit entre les femmes ou entre les enfants. La polygamie, c’est un désordre.

Frère, ne vous laissez pas séduire.  La polygamie ne fait pas partie de plan de bonheur que Dieu a pour vous. Ce n’est pas le modèle que Christ vous a donné. Avoir deux femmes ne vous rendra pas plus heureux. Cultivez votre jardin et il vous donnera les fruits dont vous avez besoin.

Aimez, chérissez, entretenez  et valorisez la femme que vous avez et vous serez un homme comblé.

Amen ?

Que Dieu vous garde !

Aisha


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Au sujet de l'auteur

Aisha B.

Chrétienne, épouse, maman, docteur, blogueuse, web-designer, web-administrateur de blogs de ministres de Dieu, ma passion est d'impacter ma génération et de faire connaître Jésus-Christ par le moyen des médias. Mon désir le plus profond est de voir des adorateurs que Dieu recherche se lever, et de voir des familles restaurées dans la francophonie.

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2 Commentaires

  • Bien !

    Si le message s’arrête là, ce peut être bon en occident mais pas assez en Afrique. Le problème avec la religion n’est pas tant la doctrine (elle doit être biblique, bien-sûr), mais son interprétation (ou le sens originel) et sa mise en pratique (aujourd’hui, ici et maintenant).

    On se souvient qu’une application bête de la formule par les missionnaires avait déjà causé des drames en Afrique, et on ne peut se permettre le luxe de recommencer. Surtout après que le Christianisme africain ait grandi en connaissance et en maturité. Les missionnaires (et quelques congrégations pentecôtistes) avaient simplement prêché contre la polygamie et exigé, pour être baptisé, des maris polygames, de ne conserver que leur première épouse et de renvoyer les autres. Ce qui finit par condamner les ex-épouses à la prostitution, à la mendicité ou à une toute autre forme de reniement de cette “nouvelle religion” INJUSTE. Injuste, en effet, car elle était appliquée sans sagesse et sans cœur non comme l’avaient fait les premiers chrétiens dans l’Église primitive.

    UN PEU D’HUMILITÉ VOYONS…

    Il faut tout d’abord rappeler qu’à l’époque du Nouveau Testament, la polygamie était encore pratiquée en Israël. L’historien juif Flavius Joseph en parle comme d’une institution reconnue en Palestine ; Justin Martyr, Irénée et Tertullien la dénoncent dans l’Église primitive. Il faudra attendre jusque vers 285 ap. J.-C. pour que des édits de Dioclétien et Maximin l’interdisent complètement sur tout l’empire (Joyce, George (1933). Christian Marriage: An Historical and Doctrinal Study. Sheed and Ward. p. 560).

    Dans plusieurs pays en Afrique, la polygamie est une des formes de “régime matrimonial” à la fois hérité de la culture ancienne et autorisé par la loi (code civil). Si les occidentaux sont offusqués par la question de la polygamie en Afrique, les africains ne le sont pas moins sur les questions d’homosexualité et de mœurs légères à l’ouest. D’ailleurs, les chrétiens d’Afrique parlent et prêchent ouvertement contre ces deux derniers fléaux, ce qui n’est pas le cas de leurs frères occidentaux quand il s’agit de la perversité de leur société, tout le monde s’accorde tacitement à respecter la “loi” et surtout la toute sacrée “vie privée”. Je crois personnellement qu’il faut changer d’approche, de méthode et de discours.

    Que l’on soit bien clair : Le péché est le péché et rien à faire. La vérité est la vérité et rien de moins. Enfin, la justice est la justice et ne peut être autre chose. On ne peut avoir deux poids et deux mesures sur ce genre de question.

    LA POLYGAMIE EXISTAIT À L’ÉPOQUE NÉOTESTAMENTAIRE

    L’apôtre Paul, ayant connaissance de l’existence de la polygamie, n’exigea la monogamie (intention originelle du Créateur sur la question du mariage) que pour ceux qui aspiraient aux responsabilités spirituelles (appel, sacerdoce, diaconat, épiscopat) : “…être maris d’une seule femme et diriger bien leurs enfants et leurs propres maisons” – (1 Timothée 3.12, LSV).

    La monogamie était aussi prêchée parmi les premiers chrétiens comme modèle du mariage aux jeunes, sur la base de l’enseignement de Jésus (Matthieu 19.4-11). Mais il faut bien reconnaître et accepter que Christ lui-même a conclut son propos : “…tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné.” -(Matthieu 19.11, LSV). Alors, soyons méthodique ! La loi n’y peut rien, elle a toujours échoué sur ces questions là.

    SOYONS PLUS RESPONSABLES ET PLUS MATURES

    La méthode divine suggérée semble donc être :

    1- Un enseignement de la doctrine pure : il faut restaurer l’Évangile (de grâce, sans condamnation !)
    2- Avoir une compréhension globale du problème (bien considérer la culture et éviter le “copier-coller”)
    3- Une implication responsable des congrégations chrétiennes (éviter le ton qui accuse et qui condamne de loin)
    4- Une approche motivée par l’amour (les gens comprennent bien nos motivations)
    5- Un accompagnement conséquent des familles impliquées (surtout, le sort des épouses et des enfants)

    Les changements sociaux et culturels prennent du temps et de l’investissement (ne pas être pressé ni sans stratégie). De plus, la polygamie n’est plus tant à la mode en Afrique. En outre, une compréhension plus réaliste (moins révolutionnaire) et responsable (moins abusive et moins libertine) de l’émancipation de la femme aiderait les ténors africains de la polygamie à davantage faire confiance à UNE SEULE et UNIQUE épouse.

    LE VRAI PROBLÈME

    D’un autre côté, le problème de la polygamie semble véritablement être celui du sexe libre. Je comprend que l’on s’insurge contre ce privilège réservé aux hommes en Afrique pendant que tout le monde y a droit en Occident. Que combattons-nous donc à la fin ? Avoir des maîtresses ou aller d’adultère en adultère ou de divorce en divorce, vous semble-t-il différent ? Tout semble bon pourvu qu’on jouisse de cette fameuse “liberté sexuelle”. La vie chrétienne, au sens biblique, ne défend rien de tout cela. Au contraire, ce mode de vie libertine est condamnée par Dieu.

    “Que le mariage soit honoré de tous et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères.” – (Hébreux 13.4, LSV).

    CE QU’ON CHERCHE VRAIMENT

    Enfin, il est prouvé que l’homme comme la femme, ne trouvent pas le bonheur tant convoité par les seuls plaisirs du sexe. Oui, le bonheur, voilà la quête cachée et inavouée à laquelle aspirent tous les êtres humains. C’est peut-être ce que nous devons expliquer aux gens : “comment mener une sexualité qui vous rende heureux(se) et épanoui(e)”, “comment bâtir une vie qui vous procure le bonheur et la satisfaction que vous cherchez”.

    À cela Jésus-Christ déclare:
    “Moi (Jésus), Je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles soient dans l’abondance.” – (Jean 10.10, LSV).

    Shalom !