Comment savoir si je suis dans une relation abusive?

Personne ne mérite de subir la violence. La violence conjugale peut s’exprimer de manière verbale, psychologique, physique, sexuelle ou économique.

L’article qui suit a été récemment publié sur le site http://lefoyerchretien.com, que je vous encourage à consulter pour d’autres ressources intéressantes sur la famille chrétienne. Bonne lecture!

Domestic violenceMarc et Renée étaient mariés depuis 2 ans. Avant leur mariage,  Renée avait remarqué que Marc devenait souvent impatient et qu’il lui arrivait de perdre son sang froid. Il lui reprochait aussi d’en être la raison.  Parfois, il affichait un comportement possessif, et ne supportait pas que ses amis la contactent au téléphone.  Lorsque Renée essayait de lui en parler, il lui disait que tout irait mieux une fois qu’ils seraient mariés. Renée n’en avait jamais parlé à ses parents ou à ses amis.

Cependant, après leur mariage, les comportements bizarres de Marc ne disparurent pas,  au contraire ils s’aggravèrent. Il hurlait et abaissait Renée devant ses amis. Il la traitait d’incompétente dans la gestion de la maison, il n’était jamais satisfait.  Renée se disait que Marc avait probablement raison et qu’elle essaierait de faire mieux la prochaine fois. La situation continua ainsi,  jusqu’au jour où Marc la frappa et la poussa au bas de l’escalier. Renée n’avait pas su reconnaitre les signaux d’alertes indiquant que sa relation avec Marc était abusive et malsaine.

La violence psychologique conjugale est toute attaque d’ordre psychologique d’un partenaire envers l’autre. Elle est généralement dirigée contre les femmes. Elle peut arriver à toute personne qui se trouve dans une relation intime, quels que soient son âge, son statut matrimonial, son origine ethnique, sa religion ou son cadre socio-économique. Elle peut arriver dans n’importe quel foyer. Souvent, lorsqu’on se trouve dans une relation, aveuglé par l’amour, il n’est pas facile de faire la différence entre un comportement normal et un comportement abusif. C’est encore plus difficile d’identifier l’abus si le partenaire n’est pas violent physiquement.  Malheureusement, les foyers chrétiens ne sont pas à l’abris de ce genre de violence et souvent les enfants en paient aussi le prix. Parfois les femmes chrétiennes se sentent coupables lorsqu’elles vivent une telle situation. En cherchant à sauver leur mariage elles s’oublient et souvent ne cherchent pas l’aide nécessaire avant qu’il ne soit trop tard.

Savoir reconnaître les signaux d’alertes  

Réfléchissez sincèrement sur les points suivants pour identifier si votre relation est sur la bonne pente.

  • Votre partenaire ne vous laisse pas entrer en contact avec vos amis, ou les membres de votre famille.
  • Votre partenaire vous dénigre ou vous critique constamment.
  • Votre partenaire vous fait peur, vous intimide, vous culpabilise pour son comportement.
  • Votre partenaire essaie de vous contrôler en vous dictant vos actes et en prenant toutes les décisions.
  • Votre partenaire veut que tout soit toujours fait à sa façon.
  • Votre partenaire est jaloux, possessif, il questionne et vérifie vos actes.
  • Votre partenaire crie, hurle, vous abaisse devant vos amis, vous dit que vous êtes incompétente ou moche.
  • Votre partenaire vous surveille et vous contrôle constamment.
  • Votre partenaire détruit vos biens y compris voiture, meubles, vêtements et maison.
  • Votre partenaire refuse de vous donner de l’argent parce que vous refusez les relations sexuelles
  • Votre partenaire critique votre façon de prendre soin de vos enfants, menace de les prendre ou de leur faire du mal.
  • Votre partenaire vous empêche de travailler ou de vous former.
  • Votre partenaire nie  ou  minimise  l’abus et essaie  de vous blâmer pour ses actions.
  • Votre partenaire menace de vous tuer.
  • Votre partenaire menace de se suicider.

Si vous avez répondu positivement à une ou plusieurs de ces questions, vous êtes probablement dans une relation abusive.

Cliquez ici pour découvrir la suite de cet article, et en particulier une perspective biblique sur cette thématique et les structures à contacter selon votre position géographique, en cas de besoin.

Autres ressourcesPour aller plus loin sur cette thématique, consultez également :  Cycle de la violence conjugale et aussi Violence conjugale : L’enfer au quotidien .

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Au sujet de l'auteur

Aisha B.

Chrétienne, épouse, maman, docteur, blogueuse, ma passion est d'impacter ma génération et de faire connaître Jésus-Christ par le moyen des médias. Mon désir le plus profond est de voir des adorateurs que Dieu recherche se lever, et de voir des familles restaurées dans la francophonie.

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Commentaires

  • Il m’a rabaisser, éloigné de ma famille, de mes amis, isolée mais il n’a pas réussi à m’enlever ma foi. J’ai réussi à le fuir. Je me reconstruit, Dieu est a mes côtés. Chaque jours et une victoire.

    Dieu et avec moi.

  • Mes 4 enfants et moi avons subi la violence de mon mari. Il est dans le déni, il se victimise et use de mensonges pour cela. Je suis chrétienne et mon mari se dit aussi chrétien mais son comportement démontre le contraire. A plusieurs reprises, je lui ai pardonné mais cela n’a entraîné seulement le fait que je lui ai donné l’autorisation d’aller encore plus loin. Mais comme ma relation avec mon mari était entrecoupée de moments de lune de miel cela a été trompeur.J’ai osé enfin parler de notre situation (car souvent la honte nous empêche de parler) à notre pasteur. Au lieu d’un changement sincère de la part de mon mari, on a eu à faire face à un déversement de sa colère. Mon mari m’a rabaissé, n’a pas hésité à mettre la faute sur moi et même sur mes enfants. Il m’avait menacé de divorce et de me “pourrir” la vie. Mais encore une fois, mon mari a simulé un changement mais cela est reparti encore dans une violence de plus en plus prononcée. Cela fait plusieurs mois que mes enfants et moi nous subissons violences psychologiques : insultes, cris, menace de suicide (qui était en faite un chantage, on l’a compris par la suite), propos salaces. Nous avons aussi subi de la violence physique de la part de mon mari. Je compte sur l’aide de Dieu car je suis convaincue qu’il n’abandonne pas ceux qui lui appartiennent ( Deutérononome 31 v6 ; Hébreux 13 v5).
    La situation s’étant aggravée et voulant protéger mes enfants, j’ai demandé la séparation de corps et mon mari lui a demandé le divorce.
    Mes enfants et moi vivons actuellement dans l’attente d’une délivrance. Il y aura tout un travail de reconstruction en comptant sur l’aide du Seigneur Jésus !